Après une année sur les routes, plus de 14 000 kilomètres parcourus et une traversée de paysages parmi les plus riches du monde, Brendan partage son expérience exceptionnelle : un voyage à vélo qui relie Lausanne à la frontière du Nigeria, en direction du Cap en Afrique du Sud. Entre découverte culturelle, rencontres humaines et réflexion sur le sens du vélotourisme, son récit nous plonge au cœur d’une aventure unique.
Un périple de 14 000 km : entre montagnes enneigées, désert et forêt tropicale
Parti de Lausanne à l’âge de 30 ans, Brendan a passé douze mois à pédaler à travers l’Europe et l’Afrique du Nord et de l’Ouest.
Son itinéraire l’a mené :
- des montagnes d’Europe aux températures glaciales de –8°C,
- aux dunes du Sahara écrasées par la chaleur pouvant atteindre 48°C,
- jusqu’aux paysages luxuriants de la forêt tropicale en Afrique de l’Ouest.
Chaque pays traversé lui a offert ses particularités : cuisines locales, langues multiples, sourires spontanés et moments d’une intensité rare.
Le vélo : un outil de liberté et d’humanité
Au cœur de ce voyage se trouve le vélo, un moyen de transport simple mais extraordinairement puissant. Brendan le décrit comme :
- un outil de connexion,
- un vecteur d’authenticité,
- un moyen d’être vulnérable et libre à la fois.
En France, au Maroc, en Mauritanie, au Sénégal, au Bénin et dans bien d’autres pays encore, le vélo a ouvert la porte à des rencontres profondément humaines.
Les paysages changent, mais une chose reste constante : la convivialité. Un mot résume particulièrement cette chaleur humaine : la teranga, concept sénégalais qui incarne l’hospitalité dans ce qu’elle a de plus beau.
Décoloniser le regard : ce que le vélotourisme enseigne
Si ce voyage représente un privilège immense, Brendan souligne qu’il s’inscrit aussi dans une pratique du vélotourisme essentiellement occidentale, avec ses héritages culturels et historiques.
Voyager à vélo en Afrique de l’Ouest, région peu fréquentée par les cyclistes, permet un changement de perspective essentiel :
- les stéréotypes s’effacent,
- les clichés attribués aux pays africains comme européens disparaissent,
- les territoires deviennent des lieux vivants, riches, uniques et profondément humains.
Passer du temps au sein de communautés souvent exotisées depuis l’Occident contribue à décoloniser le regard et à réapprendre le monde autrement.
Une aventure suspendue à la frontière nigériane
Après un an de route, Brendan se retrouve momentanément contraint de faire une pause à la frontière du Nigeria, une étape qui marque à la fois un arrêt et un temps de réflexion.
Cette pause n’enlève rien à la richesse du parcours déjà accompli ni à la gratitude immense ressentie pour chaque rencontre, chaque sourire et chaque coup de pédale.
Un mot pour conclure
Du froid suisse aux chaleurs africaines, des cols alpins aux villages sénégalais, ce voyage est avant tout une histoire d’humanité.
Brendan remercie chaleureusement toutes les personnes croisées sur la route… et @randobike qui veille sur la bonne santé de son fidèle vélo.
Crédit photo @The_sun_in_us




